Réforme de la législation sur les stupéfiants en Tunisie : une approche plus humaine et éclairée
La Tunisie envisage une réforme de sa législation sur les stupéfiants, visant à distinguer les consommateurs des trafiquants et à favoriser l'accès aux soins. Des auditions avec des experts ont été organisées pour évaluer la loi actuelle et proposer une approche plus équilibrée, combinant prévention, traitement et lutte contre le trafic.

### Réforme de la législation sur les stupéfiants en Tunisie : une approche plus humaine et éclairée
La commission de la législation générale de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) se penche actuellement sur une réforme de la loi n°52 relative aux stupéfiants, en parallèle des opérations sécuritaires ciblant les réseaux de trafic, notamment près des établissements scolaires. Selon Yasser Ghorari, rapporteur de la commission, plus de vingt ans après l’adoption de la loi actuelle, une évaluation s’impose pour répondre aux défis actuels de l’addiction.
Des auditions ont été organisées avec des médecins, psychologues, sociologues, pharmaciens, sécuritaires, représentants du ministère de la Justice et universitaires. L’objectif est de distinguer clairement les consommateurs des trafiquants, avec une possible réduction des peines pour les premiers et un durcissement des sanctions contre les réseaux. « La seule réponse pénale ne suffit plus », affirme M. Ghorari, soulignant la nécessité de faciliter l’accès aux soins sans crainte de conséquences pénales.
Le rapporteur plaide également pour le développement des centres de prévention et de traitement, actuellement insuffisants, et la clarification du cadre juridique pour encourager les personnes dépendantes à demander de l’aide. La réforme viserait à intégrer des mesures de prévention, de traitement et de lutte contre le trafic, marquant une évolution vers une approche plus globale et humaniste.
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