Détroit d'Ormuz : comment les pétroliers traversent la zone sous tension, selon Bloomberg
Un rapport de Bloomberg décrit, à partir du témoignage d'un capitaine, les précautions extrêmes prises par certains pétroliers pour franchir le détroit d'Ormuz. Coupure du système AIS, navigation de nuit sans feux et coordination avec la marine américaine figurent parmi les mesures rapportées.

Dans un détroit où transitent une part essentielle du pétrole mondial, certains navires avancent désormais comme s'ils cherchaient à se rendre invisibles. C'est ce que révèle un rapport de l'agence Bloomberg, fondé notamment sur l'expérience d'un capitaine de pétrolier ayant traversé le détroit d'Ormuz.
Selon ce témoignage, certaines unités éteignent leur système d'identification automatique (AIS) afin de masquer leur position, et se rapprochent des côtes omanaises au moment du passage. D'autres naviguent de nuit sans feux de navigation et sans téléphones, en n'utilisant qu'un seul radar. Les équipages s'appuient alors sur le littoral et les phares pour maintenir leur route.
Le rapport décrit aussi une préparation au risque d'attaque. Des sacs de sable et des barils d'eau sont placés près de la passerelle de commandement. Les pompes à incendie sont mises en marche et les tuyaux d'urgence restent prêts, dans l'éventualité de tirs de missiles ou d'attaques de drones.
Parallèlement, la marine américaine coordonne le transit avec les pétroliers. Elle leur indique des routes et des points de passage précis, suit leur progression et assure un appui sécuritaire. Les navires rendent compte toutes les trente minutes de l'avancement de leur traversée et signalent toute détection de missiles ou de menaces sur leur trajet.
Ces pratiques illustrent le niveau de tension qui pèse sur l'une des voies maritimes les plus stratégiques du commerce énergétique mondial.
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