El Niño va s'intensifier jusqu'en décembre et pourrait compter parmi les plus forts depuis 1950
L'Organisation météorologique mondiale a averti jeudi que le phénomène El Niño continuera de se renforcer avant d'atteindre son pic prévu en décembre. Cette phase, susceptible de figurer parmi les plus intenses observées depuis au moins 1950, devrait élever les températures et modifier les régimes de précipitations sur une large partie de la planète.

L'Organisation météorologique mondiale (OMM), agence des Nations unies, a indiqué jeudi que le phénomène El Niño allait encore s'intensifier avant d'atteindre son maximum en décembre. Selon l'institution, l'épisode en cours pourrait compter parmi les plus puissants enregistrés depuis au moins 1950.
Dans sa mise à jour mensuelle sur le climat saisonnier mondial, l'OMM précise que cette oscillation naturelle « continuera de s'intensifier avant d'atteindre son pic prévu en décembre ». Elle devrait entraîner des températures supérieures à la normale sur de vastes portions du globe et modifier les régimes de pluie, accroissant les risques de sécheresse et d'inondations selon les régions.
El Niño se traduit par un réchauffement des eaux de surface dans le centre et l'est du Pacifique équatorial. Ce réchauffement perturbe les vents, la pression atmosphérique et les précipitations bien au-delà du bassin pacifique. L'OMM souligne que le phénomène viendra amplifier les effets du changement climatique d'origine humaine, déjà responsable d'une hausse durable des températures planétaires.
Le phénomène revient en général tous les deux à sept ans et dure environ neuf à douze mois. Les prévisions de l'organisation indiquent une probabilité proche de 100 % qu'El Niño se poursuive au moins jusqu'en février 2027. Il alterne avec son opposé, La Niña, des périodes de conditions neutres s'intercalant entre les deux phases.
Pour les populations exposées, l'enjeu est immédiat : chaleurs plus marquées, pluies déplacées et risque accru d'extrêmes hydrologiques. Pour la Tunisie et le bassin méditerranéen, où la pression sur l'eau et l'agriculture est déjà forte, ces anomalies appellent une vigilance accrue, même si l'OMM n'a pas détaillé, dans cette mise à jour, les impacts région par région.
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